Maladie parodontale
La maladie parodontale regroupe la gingivite et la parodontite : une inflammation des tissus qui entourent et soutiennent les dents, provoquée par la plaque bactérienne et le tartre. Longtemps silencieuse, elle peut entraîner, sans traitement, une perte progressive de l’os qui maintient les dents. Au cabinet Le Papillon, à Baie-Mahault, elle est prise en charge par deux praticiennes qui exercent en parodontologie.
De la gingivite à la parodontite
La gingivite touche uniquement la gencive : elle est rouge, gonflée et saigne au brossage. À ce stade, l’inflammation est réversible avec un détartrage et une hygiène adaptée. Non traitée, elle peut évoluer en parodontite : la gencive se décolle de la dent, des poches se forment et l’os se résorbe. Les dents se déchaussent, puis peuvent devenir mobiles. Le tabac, un diabète déséquilibré, le stress et certaines prédispositions familiales favorisent la maladie.
Les signes qui doivent alerter
- Saignement au brossage ou spontané
- Gencives rouges, gonflées ou qui se rétractent
- Dents qui paraissent plus longues, espaces qui apparaissent entre les dents
- Mauvaise haleine persistante
- Dents mobiles ou qui se déplacent
Ces signes justifient un bilan, même en l’absence de douleur.
Le bilan et le traitement
Le bilan parodontal mesure la profondeur des poches autour de chaque dent, complété par des radiographies et l’évaluation des facteurs de risque. Il aboutit à un plan de traitement et à un devis.
Le traitement initial associe l’apprentissage des techniques de brossage et d’usage des brossettes, le détartrage et le surfaçage radiculaire sous anesthésie locale, en une ou plusieurs séances. Une réévaluation a lieu 2 à 3 mois plus tard ; si des poches persistent, une chirurgie parodontale peut être proposée.
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La maintenance, condition de la stabilité
Une parodontite se stabilise, mais le terrain reste présent. Des séances de maintenance tous les 3 à 6 mois, l’arrêt du tabac et l’équilibre du diabète conditionnent la durée du résultat. Une parodontite stabilisée est aussi un préalable indispensable à la pose d’implants.
Honoraires
Le détartrage est pris en charge par l’Assurance Maladie. Pour les patients diabétiques en affection de longue durée (ALD), le bilan parodontal et le surfaçage radiculaire sont également pris en charge ; la maintenance ne l’est pas. Les autres actes (surfaçage hors ALD diabète, chirurgie parodontale) sont hors nomenclature et font l’objet d’un devis. Selon l’acte et votre situation, une partie des honoraires peut ne pas être prise en charge par l’Assurance Maladie ni par votre complémentaire santé. Un devis détaillé vous est remis avant tout traitement.
Exemples de cas traités au cabinet
Ces photographies présentent des cas réels traités au cabinet, publiés avec l’accord écrit des patients. Elles sont données à titre d’illustration uniquement : chaque situation est différente et le résultat d’un traitement dépend de nombreux facteurs propres à chaque patient. Elles ne constituent en aucun cas une promesse ou une garantie de résultat.
Questions fréquentes
Peut-on guérir d’une parodontite ?
On la stabilise durablement avec le traitement et une maintenance régulière. L’os perdu ne se reforme que partiellement.
Le surfaçage est-il douloureux ?
Il est réalisé sous anesthésie locale. Des sensibilités au froid sont possibles quelques jours après.
Mes gencives saignent au brossage : faut-il arrêter de brosser ?
Non. Le saignement est un signe d’inflammation : il faut continuer à brosser, avec une brosse souple, et consulter pour un bilan.
Le diabète a-t-il un lien avec les gencives ?
Oui. Un diabète déséquilibré aggrave la parodontite, et une parodontite non traitée complique l’équilibre du diabète. Pour les patients en ALD diabète, le bilan parodontal est pris en charge.


